Il était une fois deux jeunes gens âgés de 16 ans : LUI vivait une vie banale comme tant d'autres avec ses hauts et ses bas, ELLE avait déjà vécu, malgré son jeune âge, beaucoup d'épreuves qu'elle avait surmontées seules (ou presque) se forgeant ainsi un caractère assez renfermé, mystérieux, presque froid mais très fort en apparence bien que fragilisé par ces nombreuses brèches.
LUI, l'avait repérée très vite au lycée, de part son style à la base mais aussi fasciné par la beauté de son regard, pensant qu'il ne la connaîtrait jamais. ELLE, je ne crois pas qu'elle ait fait attention à lui un jour, il était bien plus « banal » et se fondait donc dans la masse d'élèves qui se croisent et s'ignorent ne se connaissant pas... Un jour, alors qu'il parlait avec le frère de son copain (aujourd'hui révolu) sur MSN, elle prit les commandes et ils commencèrent à faire connaissance. LUI, heureux de la connaître enfin un peu ; ELLE, heureuse de pouvoir rendre jaloux son homme, en profita pour lui donner son adresse MSN.
Le temps passa, ils en apprirent un peu plus l'un sur l'autre, un délire de « 8 bises » naquit suite à un vent qu'il lui avait mis involontairement, un autre d'une fille et son père (qui lui manquait...). Enfin, ils devinrent ce qu'on peut appeler des amis, se connaissait, ce fut le début de cette histoire qui depuis a connu de nombreuses péripéties, peut être le début de la fin...
Les vacances d'été passées, cette relation grandit, les sentiments doucement aussi. Un jour, alors qu'il descendait en récré, elle voulait le voir, le pris dans ses bras, là commença une série qui dura quelques temps : 2 semaines, peut être 3... Le début des « je t'aime » que lui n'avait jamais dits auparavant, à personne, donnant tant d'importance à ces mots. Il s'identifiait de plus en plus à cette figure de père, elle devint SA fille, de qui il avait besoin, besoin de ses étreintes, de ces moments si doux où le silence est d'or ; c'était ce qui lui manquait pour vivre heureux, de l'affection... Il se sentait bien dans ses petits bras, malgré ses allures de « grand dur », il se sentait faible face à elle, à ses ordres. Seule preuve de ce qu'il ressentait pour elle, cette faiblesse et ces mots « je t'aime », si forts pour lui mais courants pour tant d'autres.
Il lui fallait cependant garder une certaine réserve dans ses étreintes avec elle étant donné qu'un ami commun l'aimait d'amour et n'arrivait pas à supporter ce genre d'action ( chose que lui savait et qu'il comprenait ). Mais un soir, alors qu'il aurait dû être chez lui à réviser sa philo, ils étaient dehors et prit d'un élan d'affection qu'il avait déjà retenu une bonne partie de la soirée, il la prit dans ses bras pensant que leur ami comprendrait. Erreur qui leur coûta cher, leur ami le prit mal et partit en bad, c'est le point de départ de cette lente descente aux enfers où ils sont coincés aujourd'hui. Elle ne resta pas avec lui ce soir là quand il dû aller à l'hôpital, il en aurait eut besoin étant donné qu'il « s'aimaient ». Mais il comprit après quelques temps qu'elle ait préféré rester avec cet autre qui était seul. Si je m'attarde sur ce point, c'est qu'il marque le point de départ du EUX et de ce qui nous amène au point où nous en sommes aujourd'hui.
S'en suit de nombreuses actions de ce style, permettant au « EUX » de se renforcer, LUI perdait doucement sa place, devenant un « bon papa qu'on aime sur MSN » mais plus de délires, plus de moments privilégiés sauf occasionnellement. C'était comme s'ils s'aimaient à distance bien qu'ils se voyaient chaque jour.
Entre prise de êtes inutiles et crise de jalousie (plutôt de son coté à lui que du sien à elle), chaque jour «était un nouvel épisode de leur histoire, une histoire comme celle que l'on trouve dans les séries américaines desquelles on se moque tant. Chaque jour une nouvelle crise, suivie d'une réconciliation, chaque crise pire que la précédente. Mais ils s'aimaient, elle lui en voulait mais cédait, lui aurait fait n'importe quoi pour ne pas la perdre, il ne pouvait vivre sans elle. Il ne pouvait cependant pas s'empêcher d'être jaloux du « EUX » alors que c'était comme ça qu'elle était heureuse, ce qu'il désirait tant pour elle, sa fille, sa princesse... Mais par égoïsme il la voulait pour lui seul, il incarnait le comble de la possessivité et de la jalousie qu'il critiquait tant.
Il est aujourd'hui impossible pour lui de se passer d'elle. Il l'aime. Non pas d'un amour de couple, mais d'un amour paternel dû à ce rôle qu'il a bien trop pris au sérieux. Peut-être la meilleure solution serait-elle de l'oublier, passer à autre chose, tourner cette page qui l'est déjà à moitié ? Impossible de s'y résoudre, je l'aime trop...
Aujourd'hui, ils sont bloqués dans cet enfer, ELLE y a trouvé un nouveau paradis bien qu'elle garde un pied près de LUI qui en revanche y est bloqué ne trouvant pour le moment rien à quoi il pourrait se raccrocher pour remonter et la rejoindre. Ils ont décidé de faire une pause (ils parlent comme un couple sans en être un...), on dit qu'on apprécie plus quelque chose que l'on est obligé d'attendre, c'est l'heure de mettre ces dires en pratique, LUI y croit. ELLE craint que ce ne soit fini, LUI aussi mais garde un espoir : aucun d'eux n'aimerait perdre l'autre, ils ne le veulent pas, il ne FAUT pas... IL faut qu'elle vive son bonheur au maximum, il la rejoindra un jour ; ça aussi il le FAUT. C'est indispensable il ne peut pas se passer d'elle, seulement 2 jours et elle lui manque déjà, elle n'est pas loin mais si loin en même temps, presque inaccessible. Ils se retrouveront un jour, l'amour les portera, LUI c'est sûr fera tout pour la retrouver, il ne peut imaginer sa vie sans elle, elle est sa vie... Le seul point positif auquel il pouvait se rattraper, sa seule raison de sourire parfois, son soleil, sa vie... Il a besoin d'elle pour subsister, pour survivre dans ce monde où plus rien n'a d'importance pour lui, il n'a envie de rien, de ne voir personne d'autre qu'elle, elle lui manque...
Ici se pose une fois de plus la question des sentiments. Pourquoi est-on si mauvais quand on aime ? Pourquoi se prend-on la tête pour un rien avec ceux qu'on aime alors que l'on pourrait vivre si heureux avec ? Pourquoi est-il impossible de se contrôler ? Pourquoi n'arrive-t-on pas à se vider la tête, à pleurer quand on en aurait tellement besoin ? Pourquoi ci, pourquoi ça... ? Trop de questions qui resterons sûrement sans réponse pour encore longtemps mais qui ont besoin d'être posées. L'écriture soulage un peu, même si elle n'a parfois pas l'effet attendu. Peut-être un jour ce texte sera diffusé, je n'en sais rien encore. Là aussi, le diffuser pour quoi ? Si ce n'est que les gens feront un peu plus semblant de se soucier de ce qu'on a, de toute façon on ne gagne rien à en parler... Vous me direz que l'on ne gagne rien à le garder pour soi non plus mais au moins on ne pourrit pas le monde avec des histoires de merde. On n'est jamais mieux servi que par soi-même comme on dit, je commence à me dire que c'est assez vrai.